jeudi 21 février 2013

Perou : La jungle amazonienne

Et nous voilà parti pour la jungle! 
Après 12h de bateau, nos hamacs fixes sur le pont - on écrira prochainement quelque chose la dessus - nous arrivons a Lagunas, un petit village perdu dans la jungle entre Yurimaguas et Iquitos.


Du foot dans la boue
A Lagunas nous sommes les seuls touristes étrangers, c est la première fois que cela nous arrive depuis le début de notre voyage fin décembre. Du coup nous sommes un peu les attractions et tout le monde nous salue et nous parle. C est plutot cool!
Au delà de cela, le village de Lagunas constitue un très bon point de départ pour partir explorer la réserve de Pacaya-Samiria, zone protégée de la jungle amazonienne.


Accompagnes de deux guides Reyner et Tachi, nous partons sur les rivières de l amazone en canoë.
 




Reyner et Tachi vivent a Lagunas. A 25ans (comme moi!), ils sont guides et gardiens de la réserve. Ils ont aussi une fille de 5ans (pas comme moi).
 
Reyner est très bon guide, il connaît tout les recoins de la jungle et toute la faune et la flore qui la composent.
 
Tachi quant a elle est la pour la cuisine. Et malgré le fait qu elle connaisse tout aussi bien la jungle que son homme, c est une femme et ici les femmes font des gosses et a manger.
Le Pérou est assez machiste: par exemple, les gens -les hommes- me parlent beaucoup plus qu a Émilie alors qu elle parle largement mieux l espagnol que moi (faut dire ce qui est). Et quand ils s adressent a nous deux, ils nous appellent Julien. Quand aux femmes, elles ne nous parlent presque pas... 

A table
Quoiqu il en soit, Tachi fait la cuisine et c est drôlement bon. Nous mangeons des poissons que nous venons tout juste de pêcher avec Reyner. Enfin nous on a pas réussi a pêcher grand chose a part des plantes, lui si, heureusement, on aurait rien eu a manger sinon!


 


Dans la jungle, au fil de l amazone, nous voyons toute sortes d espèce de singes, de très nombreux oiseaux et papillons et tout plein de fleurs et d arbres. Il est assez difficile d observer les animaux, ces derniers étants très sauvages, ils fuient au moindre bruit. Il nous faut donc approcher doucement et rester immobile pour pouvoir les observer. 






Étant en période de pluie (et c est pas de la petite pluie), les rivières sont hautes, débordent sur les berges et les arbres tombent sur les passages. Il nous faut donc très souvent avancer a la machette!

Malgré le fait que la jungle soit inondée nous demandons a y marcher un petit peu, a partir a la decouverte de la jungle pure. Après 2h de machette pour essayer de passer les multiples branches pour sortir de l eau nous abandonnons pour cette fois. Le canoë est alors rempli de plantes et de bestioles en tout genre, de fourmis et d araignées 5 fois plus grandes que la normale. J ai même eu un gros crapeau sur ma jambe, berk! 
Pour l anecdote, on a cru un moment que l on était perdus dans ce bordel de plantes et d animaux mais nos guides savaient bien ce qu ils faisaient. Tant mieux!

 
La crapeau moche qui m a attaque
Il nous sera tout de même possible d aller marcher un petit peu dans la jungle. Escortes par des milliers de moustiques, j ai pas trouve ça ultra fun.


Les moustiques, parlons en d eux! Dans la jungle, ils sont partout, ils te bouffent, tu les entends, tu les cherches, ils te trouvent bref ils te gâchent la vie! Heureusement pour moi j ai emmené le meilleur anti moustique au monde: Émilie! Elle en est a environ 250 boutons (ouioui c est beaucoup) et moi 50 hehehehe!  



Pas contente
Dans la jungle, nous dormons avec nos guides et leurs collègues gardiens qui luttent contre les mechants braconniers. Nous nous baignons dans les rivières de l amazone et partageons la soirée avec tous ces hommes de la jungle très gentils. 




Notre chambre
Au petit matin, nous découvrons près de notre spot dodo un anaconda! Et même si c est un petit, ça fait quand même un peu peur! 


Au retour de la réserve, nous partons pour Iquitos après avoir attendu toute la nuit sur le port sous une moustiquaire que la bateau arrive: il arrive entre 1 et 8h, pas très précis...  
 
Notre campement pour la nuit. Il y avait a nouveau plein de bestioles...
 
Iquitos, la plus grande ville du monde non accessible par la route est très spéciale et agréable. On a du mal à s imaginer que l on est en pleine jungle en voyant le nombre de personnes qui y vivent et le nombre de moto taxis qui sillonnent les rues.

 


Nous nous baladons dans le centre ville, dans le quartier de Belen: bidonville inondé d 1m50 d eau et au zoo. 
Les potions du Chaman - on en a goute- tords boyaux





L ecole de Belen






Un soir, nous nous rendons dans un lieu boîte-concert péruvien. On aime pas trop la musique qui y passe mais c est super drôle de regarder les péruviens danser: quelque soit la musique, ils sautent sur place, on dirait qu ils font de la danse bretonne. 
Iquitos est également une ville de shlags et Emilie a passée le cap, ça y est! Je voyage maintenant en compagnie d une jolie shlag.
 

Let s Locks
 Enfin, nous quittons la jungle profonde en embarquant à nouveau sur le bateau pour 5j de "croisière amazone".
 

 
Et sinon, cela fait près de deux mois que nous voyageons, nous allons de rencontres en rencontres, de découvertes en découvertes. Le temps passe a une vitesse folle, aucun jour ne ressemble au précèdent. Notre voyage est très varié, enrichissant, complet, bref c est super!
 
Bisous bisous
Julien

dimanche 3 février 2013

Perou : Chachapoyas y Tarapoto



Apres ces quelques jours bien reposants (et merites, oui, oui) nous voila repartis sur les routes peruviennes en direction de Chachapoyas, ville situee dans le sud du Perou. 

A Chachapoyas meme il n’y  pas  grand chose a voir et a faire, si ce n’est de profiter d’une petite ville tranquille. Ce que nous etions venus chercher dans cette ville n’est autre que le site archeologique, trop souvent meconnu, de Kuelap. 
Ragaillardis par une bonne nuit (apres le bus, toutes nuits dans un lit s’avere bonne), nous partons pour le site de Kuelap, le “petit Macchu Picchu”.


Perdue au milieu de la foret, perchee dans ses montagnes, cette cite Chachapoyas en ruines offre un panorama magnifique et un cadre intriguant.

A Poor Lonesome Cowboy
Ce qu'il reste de leurs maisons
L'entree de la forteresse, suffisamment etroite pour coincer leurs ennemis

Une maison restauree par un Canadien


Une autre entree "cuve" qui leur permettait de jeter de pierres ou autres aux assaillants

Le lendemain nous reprenons deja la route pour une autre petite ville nommee Tarapoto. Cette fois ci le bus que nous prenons ne ressemble en rien aux precedents. Ce bus la, fut a lui seul une aventure. Petit bus de 10/15 personnes, le confort en option non disponible, nous voila partis clopin-clopant pour 8 heures de voyage. 

Huit heures durant lesquelles nous avons pu nous faire arreter par un groupe d’hommes en uniformes. L’un deux monte dans le bus, parle en espagnol (vite) et nous comprenons qu’il demande de l’argent. Julien commence a se demander pourquoi nous devrions lui en donner, et ce a jute titre. J’ai juge alors raisonnable de lui montrer le deuxieme homme qui etait au niveau de ma fenetre, kalachnikov a la main. Nous avons donne quelques soles. Il s’est avere que ce sont des hommes censes nous proteger des terroristes de la route (rassurant). Deuxieme arret intempestif, des policiers plus que douteux demandent les papiers, oui, mais seulement des hommes et des touristes. Munis de nos passeport, l’homme disparait dans un batiment, pour ne revenir que vingt minutes plus tard, largement le temps de se faire tous les scenarios possibles. Il nous rend les passeports. Troisieme arret intempestif, les gardiens de la route, nous redonnons de l’argent. 

Le bus "tout confort"

Nous arrivons donc, enfin, a Tarapoto, surpris d’avoir encore nos passeports et de l’argent. 

Mais avant tout contents d'avoir troque le bus contre un "tuk-tuk"

Nous y visitons de jolies cascades, Las Cataratas de Ayahuashicu, hautes de 5m cachees dans la jungle. 


Nous y avons aussi decouvert l'option "panorama" de mon appareil photo

La cascade
Julien aime la cascade


L’apres midi nous nous promenons dans un village voisin, Lamas, censee etre la capitale peruvienne du folklore. De folklore nous y avons vu un chiot, une ville separant les indigenes des metisses et des peruviens et une belle vue. 

Les rues de Lamas ou le folklore regne
Coca-cola, ou l'art de se trouver la ou on ne l'attend pas


Le chiot
 Le lendemain, nous reprenons encore le bus, mais cette fois ci prets a donner de l’argent, direction Yurimaguas, ville de laquelle nous prendrons le bateau pour aller se perdre dans la jungle. 

Arrives a Yurimaguas, non sans s’etre refait arretes par les gardiens de la route et vomis dessus par un enfant, nous experimentons pour la premiere fois du voyage le stress. A peine debarques du bus, un mototaxi nous prend d’assaut et se propose de nous amener acheter des hamacs  (pour le bateau), nous acceptons. La bas nous n’avons pas suffisamment le temps de comparer les prix puisque nous apprenons que le bateau est cense partir dans une demie heure. Nous achetons les hamacs et filons vers le port. Arrives sur le bateau nous nous rendons compte que nous n’avons pas d’argent (oublie de retirer), pas d’eau, pas de nourriture. L’un des hamacs casse. STRESS...

Heureusement le bateau ne part que trois heures plus tard et nous avons le temps de regler ces problemes. Nous partons enfin le coeur leger, les vetements moites, vers la jungle amazonienne, a bord d'un bateau pour le moins depaysant.  

"Le pont a hamacs"
Coucher de soleil sur l'Amazone

A bientot :)
Emilie.